Recensement vivant · LSF

Toutes les façons de signer un mot, au même endroit.

collabils recense les variantes régionales, générationnelles et néologiques de la Langue des Signes Française — filmées et mises en contexte par les professionnels. Aucune n'est « la » bonne.

🤔 Pourquoi

Pourquoi recenser l'existant ?

01

La LSF est une langue non normée [1] [2]

La LSF n'a ni académie, ni variété officielle de référence, ni outil de standardisation. Interdite d'enseignement pendant un siècle après le congrès de Milan (1880), elle s'est transmise dans les cours de récréation, les familles et les associations — chacune développant ses propres signes. Aucune variante ne fait autorité : il n'existe pas de « bon » signe, seulement des signes attestés, utilisés par de vraies communautés.

02

La variation lexicale est au cœur de la langue [1] [3]

Les travaux d'Yves Delaporte (CNRS) documentent d'importantes variations régionales en LSF : certains signes locaux conservent un état ancien de la langue disparu ailleurs, d'autres sont des créations propres à une école ou une ville, parfois inintelligibles à quelques centaines de kilomètres. Le constat est le même dans les autres langues des signes — en langue des signes britannique, les couleurs, les chiffres ou les jours de la semaine changent d'une région à l'autre. Cette variation n'est pas un défaut à corriger, c'est la vie normale d'une langue. Mais sans documentation, les variantes les plus fragiles disparaissent sans laisser de trace.

03

Les professionnels en ont besoin au quotidien [4] [5]

Justice, santé, sciences, technique : dans les domaines spécialisés, les interprètes font face à des carences lexicales et à des néologismes qui circulent mal, faute d'outils pour diffuser le vocabulaire nouveau. Les lexiques existants sont éparpillés, souvent incomplets, et ne retiennent qu'un signe par concept. Recenser l'existant, avec son contexte d'usage, c'est donner aux interprètes, traducteurs et enseignants un outil de travail fiable — sans prétendre normaliser la langue.

🤟 Le concept

Un recensement, pas un dictionnaire.

Les dictionnaires écrasent la richesse de la langue en ne retenant qu'un signe « correct ». collabils fait l'inverse — il rassemble toutes les façons de signer un concept, chacune témoignant d'un usage réel.

❌ Un dictionnaire

Impose un seul signe « officiel ». Prescriptif. Fige la langue.

✅ Un recensement

Rassemble toutes les variantes attestées, avec leur contexte. Descriptif. Documente la langue vivante.

Toutes les variantes

Un concept (un sens) rassemble un ou plusieurs signes filmés. Régionale, ancienne ou néologisme : aucune variante n'est écartée, elle est simplement taguée.

Filmé et contextualisé

Chaque signe est une vidéo annotée de son contexte : lieu ou institution d'origine, époque, milieu d'usage, auteur.

Par les pros, pour les pros

Interprètes, traducteurs, enseignants alimentent et vérifient le corpus. La consultation, elle, reste libre et sans compte.

Comment ça marche ?

Le concept →
  1. 01

    On cherche

    Sans compte

    Tapez un mot, parcourez les variantes. La consultation est entièrement libre, sans inscription.

    consentement3 signes
    JuridiqueMédicalSans compte ✓
  2. 02

    On contribue

    Pros uniquement

    Interprètes, traducteurs, enseignants : proposez une variante en la filmant, ou demandez un mot manquant pour le mettre à l'agenda de la communauté.

    REC

    Vous proposez une variante

    Lieu : Toulouse · Contexte : médical

    ● FilmerDemander un signe
  3. 03

    On valide

    Collégial

    Des référents vérifient la pertinence, le contexte et la qualité de la captation. Aucune variante n'est invalidée pour être « régionale » ou « rare » — elle est simplement taguée.

    Variante « consentement » · Marseille

    ✓ Validé
    Validé par 2 référents

Quelques concepts

Tout voir →

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Demandez-le à la communauté.

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